Sous la voûte éternelle où dansent les étoiles anciennes, les Enfants des Forêts marchent sans bruit. Leurs pas n'éveillent ni la mousse, ni les feuilles, car ils appartiennent au souffle même de la nature.
Ils parlent la langue des rivières, celle que les hommes ont oubliée depuis que leurs cités ont remplacé les clairières. Chaque mot elfique est une mélodie, chaque silence une prière adressée aux arbres millénaires.
Le vent porte leurs chants jusqu'aux montagnes argentées, où les aigles répondent par leurs cris. Les lunes veillent sur leurs cités de marbre blanc, cachées derrière les voiles enchantés que nul cœur avide ne peut franchir.
Les Elfes ne comptent pas les années, mais les printemps. Ils savent que toute fleur fanée renaît un jour, que toute nuit s'efface devant l'aurore. Leur sagesse est celle des racines profondes : patientes, discrètes et immortelles.
Si un voyageur au cœur pur venait à entendre leur chant, il découvrirait que la véritable magie ne réside ni dans les armes, ni dans les royaumes, mais dans la lumière que l'on préserve malgré les ténèbres.
Alors, au détour d'un sentier oublié, les portes du peuple ancien pourraient s'entrouvrir un instant... et le voyageur comprendrait que les légendes ne meurent jamais. Elles attendent simplement que quelqu'un soit digne de les écouter.